PostHeaderIcon La scolarité à Madagascar

Une classe de notre écoleLes principaux obstacles à la réussite scolaire :
- la pauvreté est le premier facteur d’abandon scolaire (frais d’écolage, etc.…)
- Un taux d’absence élevé, du à la longue distance qui sépare la maison de l’école, avec particulièrement les problèmes que ça pose en saisons des pluies.
Si la pauvreté a légèrement diminué dans les villes ces dernières années, elle s’est accrue dans les zones rurales et est un frein certain à la scolarisation.

 

Si 88% des enfants sont scolarisés, ce taux cache des grandes disparités. Dans les grandes villes, quasiment tous les enfants vont à l'école. Dans les villages cela dépend de la distance entre l'habitation et l'école, et du montant des frais d'écolages. La formation et l'exigence des enseignants n'est également pas la même en ville et en campagne.

Voici une histoire tirée d’un journal qui reflète les problèmes rencontrés en brousse. Ce n’est pas dans la région ou nous travaillons, mais nous sommes confrontés aux mêmes difficultés.

Un cas parmi tant d'autres

Prenons un cas, le cas des villageois qui habitent la commune d'Ambondro district d'Ambovombe Androy, province de Toliary. Ces villageois ont majoritairement 8 enfants, faute de sensibilisation efficace de planning familial dont 2 seulement sont scolarisés. Ils possèdent un lopin de terre sur lequel ils ont construit un semblant de logement de fortune.
Seulement, quelques bovidés, pas d'eau, pas d'électricité, pas de route, ils vivent retirés du monde. Ils sont d'une autre ère. La plupart des villageois sont mal nourris et actuellement hospitalisé à l'hôpital d'Ambovombe Androy.
Notons que la scolarisation de tous les enfants ayant atteint l'âge requis reste toujours un objectif à atteindre.
En milieu rural, les élèves parcourent des kilomètres en marchant sous le soleil, avant d'atteindre leurs écoles. Dans ces conditions, on imagine mal comment un parent d'une fillette de 5 ou 7 ans pourrait lui permettre d'aller à l'école !
Les garçons, en âge de travailler sont au chômage, la sécheresse et les bas prix des récoltes ont balayé tous les espoirs d'un lendemain meilleur.
Les enfants qui ont eu la chance d'être scolarisés et ne pas être envoyés aux champs pour nourrir la famille ont réussi cette année leur passage au Lycée d'Ambovombe Androy, le seul lycée dans les parages. Ils doivent rejoindre l'établissement scolaire qui se situe à une bonne vingtaine de kilomètres. Faute d'internat et de bourse scolaire, ce sont les parents vieillards et sous-alimentés qui doivent assurer leur séjour à Ambovombe Androy.
Le résultat est facile à deviner. L'extrême indigence oblige ces garçons à rester chez eux.
Ce cas n'est pas unique en son genre. Les mœurs rurales ne permettent pas aux filles d'habiter toutes seules en dehors du village. L'extrême pauvreté de la quasi-totalité des habitants des campagnes ne permet pas aux parents de payer les études secondaires de leur progéniture.
Ni l'Etat, ni les communes ne fournissent des structures d'accueil. Résultat : un taux de scolarisation qui se réduit comme une peau de chagrin. Tous les efforts déployés se réduisent à néant.

Ces situations nous ont mis à coeur d'ouvrir une école a Ankijandralahady. La demande d'inscription a tout de suite était élevée avec des jeunes de 15 ou 16 ans, qui se sont inscrit au CP.

Notre objectif est de fournir une formation de qualité, a proximité du domicile des enfants. Chaque année, un niveau supérieur est crée pour permettre aux enfants de continuer leur scolarité. Après le primaire, nous construirons un collège afin d'amener les enfants le plus loin possible dans leur scolarité.

 
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